C’est parfois un hashtag ( # ) qui peut faire la différence….
Sur les réseaux sociaux, un simple mot-clé dans la barre de recherche et c’est des milliers, voire des millions de publications qui apparaissent. Par exemple pour l’highlighter, le produit phare fard depuis quelques années, on ne compte pas moins de 3,4 millions de publications. Ajoutez à cela le fait que des stars telles que Gigi Hadid, Ashley Graham ou Winnie Harlow rassemblent à elles trois 59,1 millions d’abonnés, tout de suite les tendances se font et se défont…
Et si ces mêmes influenceuses se retrouvent dans des magazines de mode comme Vogue ou Elle, ce n’est pas pour rien. Ces femmes sont des icônes de mode, des modèles d’assurance, mais aussi des exemples à suivre. Qui a dit qu’il fallait faire une taille 34 pour promouvoir une marque de maillots de bain ? Certainement pas Ashley Graham… Atteinte de vitiligo, ce n’est pas cela non plus qui arrêtera Winnie Harlow dans sa carrière internationale.
Par leurs différences et le fait qu’elles les assument entièrement, ces mannequins sont plus que de simples stars, elles sont des symboles forts.
C’est sans doute une des raisons pour lesquelles les magazines se les arrachent. Résultats : un dossier entier de 10 double-pages est consacré à Ashley Graham dans le numéro 992 de Novembre 2018 de Vogue, et avec sa pigmentation de peau atypique, Winnie Harlow est devenue l’égérie de la marque espagnole Desigual. En ce qui concerne Gigi Hadid, elle est née dans le monde de la mode, sa mère étant mannequin elle aussi. Elle signe à l’âge de 16 ans avec une agence de mannequinat. Il est donc difficile, quand on est plongée si jeune dans le monde de la mode, de passer inaperçue. Et cela se confirme lorsque l’on regarde son compteur d’abonnés sur Instagram, qui compte près de 45,7 millions de followers.
On ne peut donc pas dire que les magazines de mode et les réseaux sociaux s’influencent, mais plutôt qu’ils se complètent. Les magazines de mode, en effet, cherchent et recrutent les modèles qui figureront sur leurs pages, sur les réseaux sociaux et sont à l’affût des nouveaux influenceurs et influenceuses. Et puis lors des défilés des créateurs, des journalistes, des photographes ou encore attachés de presse sont présent pour faire des interviews ou des photocall et ainsi repérer leurs potentielles futures mannequins qui paraîtront dans les prochains numéros.
Par les fait d’être complémentaires, on entend aussi par cela qu’un mannequin se doit d’être présente sur les réseaux sociaux ET dans les magazines. Si une mannequin n’est connue que par les réseaux sociaux, on pourrait facilement penser d’elle que c’est une amateur ou une mannequin en herbe. À l’inverse, si on ne la voit que dans les magazines, les jeunes se feront à l’idée quelle est sûrement démodée ou « has been » parce qu’ils ne l’auront jamais vu ailleurs. Pour une mannequin qui voudrait être reconnue par tous et toutes, il lui est donc indispensable d’être à la fois présente dans les magazines de mode, qu’ils soient connus ou non, et sur les réseaux sociaux, tel qu’Instagram.